Je pensais pouvoir prendre l’air en allant m’expatrier chez mes parents. Le changement d’idée était une bonne chose. Mais (et c’est là que le drâme se trouve), je me suis mis a repenser a mon été. Les voyages dans la même voiture. Retrouver les mêmes paysages que j’avais arpenté avec elle.

Je tente de chasser tout ça de mon esprit.

Et c’est le drame… J’arrive devant la maison de mes parents. Je me souviens encore du soir où nous avions eu un petit différents avec mes parents. Nous avions pris la décision de nous échapper à Laval avant d’être vite dissuadé par un coup de fil de son père. Et je me tenais là, ce souvenir à l’esprit.

Je fais le tour de la maison pour aller voir mon père. Et je revois ce jardin où elle fumait et se prélassait sur les chaises longues lorsque je rentrait du travail.

Je rentre dans la maison. Et je retrouve tout. La cuisine dans laquelle elle m’avait fait tout ces si bon gateaux, le canapé dans lequel nous nous étions si souvent endormis l’un contre l’autre, ma chambre dans laquelle elle finissait ses nuits tous les matins, etc…

Je n’ai pas pu m’en empêcher, je suis allé me réfugier là où j’ai pu, dans la voiture.

Je n’ose même pas imaginer monter sur la colline surplombant le village au dessus de chez moi…